La Municipalité vous souhaite de bonnes vacances

L’église Saint-Vaast

Posted by admin on décembre 20, 2010  |   No Comments »

On sait relativement peu de choses sur l’ ancienne église de Radinghem-en-Weppes; probablement la première que le village eut connu, elle fut détruite lors de l’ouragan qui frappa la région le 12 mars 1876.

Toutefois, son image se précise plus ou moins grâce aux mémoires de l’ abbé Dartois:

« une construction assez informe, percée au coeur de deux hautes fenêtres larges et de trois ouvertures quelquonques dans les murailles latérales. L’ édifice comportant trois nefs de peu de longueur était encombré à l’ entrée (du choeur) de quatre énormes piliers carrés, en moellons de pierre blanche tendre, qui servaient d’ appuis à une tour construite en même matériau et couronnée d’ un embryon de flêche. La nef centrale affectant la forme d’ une voûte contrée tandis que les bas côtés avaient un plafond. »

On peut donc supposer que cette église apparament de type roman devait se rapprocher de celle d’ Englos, datée du 12ème siècle, ce qui correspond à la première mention de Radinghem en 1168.

Cetté église fut donc détruite le 12 mars 1876 durant la tempête qui toucha le village. Le curé Quentin, alors pasteur du village, écrivit donc plusieurs fois à l’ évèque de Cambrai (dont dépendait Radinghem, l’ évéché de Lille ayant été créé plus tard). C’ est de cette correspondance que l’ on tient les informations concernant le clocher.

Celle-ci nous instruit des difficultés rencontrées par le curé Quentin à rassembler les 60 mille francs nécessaires à la construction du nouvel édifice, de la fragilité mentale de la population suite à la tempête qui fut particulièrement violente. Quoi qu’ il en soit, le 6 avril 1876, le conseil municipal décida la destruction des ruines, ainsi que la construction d’ une nouvelle église. Ce fut le projet de l’architecte Lestienne qui fut retenu pour un coût total de 65 000 francs.

Malgré les difficultés rencontrées pour réunir cette somme, l’ édifice fut terminé et béni en 1879.

Près de quarante ans plus tard, le sort devait décider de la destruction de cette nouvelle église et de la disparition de la majorité de son mobilier. Après la Grande Guerre, on ne retrouva du village qu’ un amas de ruines.

Les deux Guerres Mondiales

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LA 1ère GUERRE MONDIALE:

« les 20 000 de Radinghem »

Voulant fuir l’ invasion de l’ armée allemande, la population lilloise avait reçu l’ ordre de rallier Gravelines par Laventie. Le 10 octobre 1914, les habitants de Lille, Roubaix et Tourcoing se rassemblent sur la Grand-Place puis se mettent en route sur la route de Béthune. La population traverse les communes de Loos, Haudourdin et Erquinghem-le-Sec.

A Erquinghem, les réfugiés croisent des contingents de l’ armée de la République. Ces militaires, qui sont déjà en retard, doivent porter secours à leurs camarades sur la ligne de front.

Arrivés à Radinghem, les Lillois commencent à s’ apercevoir du piège qui se referme sur eux.

Des cavaliers qu’ ils prennent tout d’ abord pour des éclaireurs se révèlent en fait être l’ avant garde de l’ armée impériale allemande.

Georges Motte, notable roubaisien ayant vécu cet épisode, nous raconte.

« Nous sommes maintenant dans le village de Radinghem dont nous dépassons l’église. Une route vient couper perpendiculairement celle que nous suivons et nous approchons du carrefour; quand un cavalier allemand traverse ce carrefour au galop, venant de notre gauche et continue vers la droite. Nous comprenons avec terreur qu’ il est trop tard et que nous allons être cernés. Hommes, femmes, enfants se réfugient en masse dans les maisons environnantes, mais la plus grande partie, au moment où les mitrailleuses commencèrent à parler, bientôt suivies de la canonnade, n’ eut d’ autre ressource que de se terrer dans les fossés de la route ou même dans les champs de betteraves (…) au milieu des balles venant de tous les côtés. »

Dès la prise de conscience de l’encerclement, la dédandade est terrible. Le village, déjà évacué de ses habitants se remplit d’ un coup. Toutes les maisons deviennent des cachettes, mais le gros de l’ armée allemande arrivé sur place, se rend compte que le village a servi de refuge. Ceux-ci ne tardent pas à découvrir les civils cachés. Ceux-ci sont alors régroupés et orientés vers Fournes.

Au total, 20 000 personnes sont faites prisonnières à Radinghem, Le Maisnil et Englos. Ils seront ensuite envoyés en Allemagne en train à bestiaux pour travailler dans les camps de prisonniers.

Les conditions de vie des prisonniers étaient terribles ce qui fait dire à Georges Motte:

 » Les allemands traitaient mieux leurs animaux que leurs prisonniers. »

La Révolution

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Après les mauvaises récoltes de 1787 et 1788, et au vu de la situation catastrophique de l’ Etat français, le roi Louis XVI décide de convoquer les Etats généraux du Royaume. C’est une assemblée des trois ordres du pays (clergé, tiers état, noblesse).

Dans chaque village, les habitants sont chargés d’ élire des représentants et d’ écrire leurs doléances dans les cahiers du même nom. A Radinghem, ce sont les fermiers aisés qui occupent le devant de la scène. Ils réclament la suppression des privilèges de noblesse, c’ est à dire l’ exemption d’ impots. La population agricole réclame la possibilité d’ acceder à plus de propriété, alors que la production ouvrière (il existe des ateliers de prodution textile) réclame la liberté du commerce, contre le monopole de la ville de Lille.

Les délégués radinghemois vont donc se rassembler à Lille afin de rédiger un cahier commun pour toute la région, malheureusement les souhaits des citadins ne sont pas les mêmes que ceux des campagnards, il est donc décidé de nommer deux délégués représentant la ville et deux autres représentant les intérêts campagnards.

Ces quatre personnes vont se trouver à Paris pour les différents évènements que nous connaissons, la proclamation de l’ Assemblée Nationale, le serment du jeu de paume, la prise de la Bastille… C’est alors que l’ assemblée va prendre les premières mesures révolutionnaires. La création d’ un clergé d’ Etat, qui va rompre les liens entre l’église et le Vatican, les prêtres deviennent donc fonctionnaires payés et nommés par l’ Etat. Le prêtre de la commune va prêter serment après un moment de réflexion le 13 février 1791. Ensuite, vient la nationalisation des biens du clergé, à Radinghem, cela représente 68 hectares, soit un dixième de la surface du village. Cette loi a un effet pervers, car les biens de la fabrique, qui étaient destinés aux pauvres sont aussi vendus, ceux ci n’ont donc plus de subsistance assurée. Enfin, les biens des émigrés seront vendus. Ce sont des nobles qui ont fuit le pays par peur d’être éxécutés. Les terres des émigrés représentent 50 hectares, mais ceci ne représente pas la totalité des biens des nobles puisque le seigneur de Radinghem (Alexis de Flandres) se sentit en sécurité et ne s’ enfuit jamais à l’ étranger, ses biens ne lui furent donc pas confisqués. Cependant, s’ il reste le principal propriétaire foncier du village, il a perdu ses droits féodaux. Les fermiers qui cultivent ses terres ne vont plus le reconnaître comme seigneur mais comme rentier.

Consulter le plan du cadastre de Radinghem-en-Weppes, 1816

Comme il n’ y a plus d’ autorité seigneuriale, les habitants de Radinghem, comme ceux de tous les villages français élisent des municipalités avec à leur tête un maire. Le premier maire fut Jacques Joseph Houssain, fermier à Radinghem, qui prit ses fonctions en janvier 1790. La commune a mis en place sa propre garde nationale. Chaque village possédait sa propre garde, qui était chargée de surveiller les faits et gestes des citoyens. La garde était organisée en 4 compagnies de 10 hommes (soit 40 gardes nationaux).

Le Moyen-Age et la Renaissance

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La Croix de Malte

La Croix de Malte

La mention du nom de Radinghem en 1168 figure au registre de l ‘ abbaye Saint-Pierre de Loos, qui possédait de nombreuses terres à Radinghem. Il faut savoir qu’ à l’ éqoque beaucoup de gens offraient des terres à l’église en rédemption de leurs péchés. A l’ époque le seigneur de Radinghem se nommait Jean on le nomme « miles » dans le registre, c’ est à dire chevalier en latin. Au XII ° et XIII° siècles, le village de Radinghem appartient en partie à des ordres religieux, sont cités par exemple la Table des pauvres, la collégiale Saint-Pierre de Lille, l’église Saint Piat de Seclin ou encore l’ ordre du Temple, qui possèdait par exemple la ferme du grand-maisnil située dans la rue Pontchel-Boutry, la ferme faisait partie de la commanderie templière de La Haie, à Canteleu-lez-Lomme (une commanderie était une circonscription administrative propre à l’ Ordre du Temple. En 1312, les Templiers furent accusés par le roi Philippe IV le Bel, de détourner des fonds, il les chatia en brûlant vif la majorité des chevaliers templiers. La ferme fut donnée à un ordre concurrent, l’ Ordre de Saint Jean de Jérusalem autrement appelé l’ Ordre de Malte.

La présence de ces moines-soldats fut bénéfique à la prospérité de la paroisse. Durant la guerre de 100 ans par exemple, le village fut épargné par les combats. Le village était aussi protégé des bandes de pillards qui étaient nombreuses dans la région à l’ époque. Le village de Radinghem bénéficia de cette protection jusqu’ à la Révolution car ce ne fut qu’ en 1789 que les Chevaliers de Malte furent chassés du village.

Le village de Radinghem appartint successivement à la famille de Fiennes, puis de Luxembourg, ce sont des familles de haute-noblesse, ils ne venaient que très rarement dans le village.Au milieu du XVI° siècle, la famille de Luxembourg qui possèdait la seigneurie de Radinghem s’ éteignit, le village passa donc dans la lignée des Comtes d’Egmont, vieille famille princière hollandaise qui faisait remonter ses origines au début du moyen-age. L’un d’ entre eux, Lamoral, Comte d’ Egmont et seigneur de Radinghem, il fut un général victorieux pour la couronne d’ Espagne, (et oui les Flandres étaient espagnoles!) dans les guerres contre la France (batailles de Saint-Quentin et Gravelines en 1557 et 1558) il fut même nommé gouverneur des province d’ Artois et de Brabant. Il était donc un serviteur fidèle la couronne espagnole. Cependant, il prit la tête de la révolte des gueux aux Pays-Bas protestants et en Belgique Catholique. Leur armée désorganisée finit par être défaite et après un procès expédiitif, Lamoral d’ Egmont fut décapité en Place de Bruxelles. La famille d’ Egmont possèda Radinghem jusque la fin du XVII° siècle. Happé par des fonctions de cour plus prestigieuses, il se désintéressa de ses possessions flamandes, c’ est alors que se présenta Jean-Pierre de Flandres, jeune homme issu d’ une famille de marchands lillois récemment anobli par le roi qui acheta en 1720 la seigneurie et le village de Radinghem au Comte d’Egmont. En 1720, le village s’ étend sur 635 hectares et a une population de 240 foyers (environ 720 personnes). Le village produit surtout du blé, colza, seigle. Mais la production agricole n’ est pas la seule, la production de lin, les filets et les toiles revendues aux marchands de Lille ou Armentières sont aussi importantes.

Origines et Fondations

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Le nom de Radinghem en Weppes apparaît pour la 1ere fois en 1168, mais le village a du être fondé peu auparavant. Il a du naître au XI° siècle comme la plupart des villages alentours. Son nom vient du germanique « Rado », le nom du fondateur du village, suivit du suffixe « ing » qui indique la propriété de la terre, puis du mot « hem » qui signifie habitation en germain.
Le village fait partie de la région de Weppes, qui désigne un des 5 quartiers de Lille avant Révolution. Ce nom vient du Latin « vespera », qui veut dire soir, car cette plaine se trouve à l’ ouest par rapport à Lille. La mention de Weppes apparaît pour la 1ère fois en 984.