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Les deux Guerres Mondiales

Auteur ; admin on décembre 20, 2010  |   No Comments »

LA 1ère GUERRE MONDIALE:

« les 20 000 de Radinghem »

Voulant fuir l’ invasion de l’ armée allemande, la population lilloise avait reçu l’ ordre de rallier Gravelines par Laventie. Le 10 octobre 1914, les habitants de Lille, Roubaix et Tourcoing se rassemblent sur la Grand-Place puis se mettent en route sur la route de Béthune. La population traverse les communes de Loos, Haudourdin et Erquinghem-le-Sec.

A Erquinghem, les réfugiés croisent des contingents de l’ armée de la République. Ces militaires, qui sont déjà en retard, doivent porter secours à leurs camarades sur la ligne de front.

Arrivés à Radinghem, les Lillois commencent à s’ apercevoir du piège qui se referme sur eux.

Des cavaliers qu’ ils prennent tout d’ abord pour des éclaireurs se révèlent en fait être l’ avant garde de l’ armée impériale allemande.

Georges Motte, notable roubaisien ayant vécu cet épisode, nous raconte.

« Nous sommes maintenant dans le village de Radinghem dont nous dépassons l’église. Une route vient couper perpendiculairement celle que nous suivons et nous approchons du carrefour; quand un cavalier allemand traverse ce carrefour au galop, venant de notre gauche et continue vers la droite. Nous comprenons avec terreur qu’ il est trop tard et que nous allons être cernés. Hommes, femmes, enfants se réfugient en masse dans les maisons environnantes, mais la plus grande partie, au moment où les mitrailleuses commencèrent à parler, bientôt suivies de la canonnade, n’ eut d’ autre ressource que de se terrer dans les fossés de la route ou même dans les champs de betteraves (…) au milieu des balles venant de tous les côtés. »

Dès la prise de conscience de l’encerclement, la dédandade est terrible. Le village, déjà évacué de ses habitants se remplit d’ un coup. Toutes les maisons deviennent des cachettes, mais le gros de l’ armée allemande arrivé sur place, se rend compte que le village a servi de refuge. Ceux-ci ne tardent pas à découvrir les civils cachés. Ceux-ci sont alors régroupés et orientés vers Fournes.

Au total, 20 000 personnes sont faites prisonnières à Radinghem, Le Maisnil et Englos. Ils seront ensuite envoyés en Allemagne en train à bestiaux pour travailler dans les camps de prisonniers.

Les conditions de vie des prisonniers étaient terribles ce qui fait dire à Georges Motte:

 » Les allemands traitaient mieux leurs animaux que leurs prisonniers. »

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