La Municipalité vous souhaite de bonnes vacances

La Révolution

Auteur ; admin on décembre 20, 2010  |   No Comments »

Après les mauvaises récoltes de 1787 et 1788, et au vu de la situation catastrophique de l’ Etat français, le roi Louis XVI décide de convoquer les Etats généraux du Royaume. C’est une assemblée des trois ordres du pays (clergé, tiers état, noblesse).

Dans chaque village, les habitants sont chargés d’ élire des représentants et d’ écrire leurs doléances dans les cahiers du même nom. A Radinghem, ce sont les fermiers aisés qui occupent le devant de la scène. Ils réclament la suppression des privilèges de noblesse, c’ est à dire l’ exemption d’ impots. La population agricole réclame la possibilité d’ acceder à plus de propriété, alors que la production ouvrière (il existe des ateliers de prodution textile) réclame la liberté du commerce, contre le monopole de la ville de Lille.

Les délégués radinghemois vont donc se rassembler à Lille afin de rédiger un cahier commun pour toute la région, malheureusement les souhaits des citadins ne sont pas les mêmes que ceux des campagnards, il est donc décidé de nommer deux délégués représentant la ville et deux autres représentant les intérêts campagnards.

Ces quatre personnes vont se trouver à Paris pour les différents évènements que nous connaissons, la proclamation de l’ Assemblée Nationale, le serment du jeu de paume, la prise de la Bastille… C’est alors que l’ assemblée va prendre les premières mesures révolutionnaires. La création d’ un clergé d’ Etat, qui va rompre les liens entre l’église et le Vatican, les prêtres deviennent donc fonctionnaires payés et nommés par l’ Etat. Le prêtre de la commune va prêter serment après un moment de réflexion le 13 février 1791. Ensuite, vient la nationalisation des biens du clergé, à Radinghem, cela représente 68 hectares, soit un dixième de la surface du village. Cette loi a un effet pervers, car les biens de la fabrique, qui étaient destinés aux pauvres sont aussi vendus, ceux ci n’ont donc plus de subsistance assurée. Enfin, les biens des émigrés seront vendus. Ce sont des nobles qui ont fuit le pays par peur d’être éxécutés. Les terres des émigrés représentent 50 hectares, mais ceci ne représente pas la totalité des biens des nobles puisque le seigneur de Radinghem (Alexis de Flandres) se sentit en sécurité et ne s’ enfuit jamais à l’ étranger, ses biens ne lui furent donc pas confisqués. Cependant, s’ il reste le principal propriétaire foncier du village, il a perdu ses droits féodaux. Les fermiers qui cultivent ses terres ne vont plus le reconnaître comme seigneur mais comme rentier.

Consulter le plan du cadastre de Radinghem-en-Weppes, 1816

Comme il n’ y a plus d’ autorité seigneuriale, les habitants de Radinghem, comme ceux de tous les villages français élisent des municipalités avec à leur tête un maire. Le premier maire fut Jacques Joseph Houssain, fermier à Radinghem, qui prit ses fonctions en janvier 1790. La commune a mis en place sa propre garde nationale. Chaque village possédait sa propre garde, qui était chargée de surveiller les faits et gestes des citoyens. La garde était organisée en 4 compagnies de 10 hommes (soit 40 gardes nationaux).

Tags:


Partager sur Facebook